119 ème Réunion le 12 octobre 2017

Monsieur François JALINOT, Président Fondateur de Smart City Consulting Méditerranée, a rejoint Euromediterranée en 1997, la plus grande opération de renouvellement urbain en Europe sur 480 ha. Directeur général de l’établissement public d’Etat associé aux collectivités locales, il l’a dirigé jusqu’en mai 2017. En 20 ans d’action au service de l’opération d’intérêt national, il a contribué à transformer l’image de la 2ème ville de France et de sa façade urbano-portuaire.

Le lancement réussi de ces opérations ont engendré la création de 400.000 m² de bureaux, 6000 logements neufs, 3500 réhabilitations et 18000 nouveaux emplois.

A partir de 2004, près d’1M° de m² ont été construits et 300.000 m² d’équipements culturels, de loisirs et de commerces ont été réalisés pour Marseille devenue « Capitale Européenne de la Culture »   labellisée « Eco-Cité ».

Beaucoup de questions lui ont été posées concernant surtout le MUCEM, ce « Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée », conçu par Rudy Ricciotti, dont la remarquable conception a contribué à son incontestable succès pour créer une passerelle entre patrimoine et architecture.

 

118 ème Réunion le 7 juin 2017

Monsieur Guillaume Roehrig, Généalogiste, Président de la Société Coutot-Roehrig, s’est exprimé sur le thème « La généalogie à l’épreuve des origines familiales ». Après le regroupement de ces deux très anciennes sociétés de généalogie, Guillaume Roehrig a poursuivi la tradition familiale qui a rendu d’énormes services depuis plusieurs générations : aux notaires, aux familles à la recherche d’héritiers inconnus et désormais aux banques et compagnies d’assurances qui ont l’obligation de retrouver les propriétaires de comptes ou de contrats en déshérence.

Les millions de fiches établies à la main depuis plus d’un siècle ont été numérisées et sont mises à jour régulièrement en suivant les avis de décès publiés, notamment dans la presse régionale pour repérer les noms, prénoms et liens de parenté avec les défunts.

Chaque nom de famille fait l’objet d’un positionnement sur une carte géographique pour repérer les régions où le nom de famille est le plus souvent localisé.

La société, quand elle est missionnée, procède à des investigations encore artisanales pour poser des questions localement dans le salons de coiffure, les bars locaux les plus fréquentés ou les maisons de retraite, là où les plus souvent la mémoire des habitants peut permettre de retrouver des filiations ou des localisations.

La Société dispose aussi de pouvoirs légaux d’investigation ou d’enquête dans certains fichiers de l’Etat Civil, des cartes grises ou sous contrôle de l’Etat, car elle a une obligation juridique de résultat fiable au regard de contestations ultérieures parfois inattendues.

Monsieur Guillaume Roehrig a beaucoup dialogué avec le public en ponctuant son exposé de nombreuses anecdotes vécues et en commentant certaines situations cocasses qu’il a pu vivre dans sa carrière.

L’auditoire conquis a reçu une feuille individuelle précisant sur une carte de France les localisations des noms de famille de chacun des participants inscrits à cette belle réunion du Club Frédéric Bastiat qui une nouvelle fois, après 24 ans de fonctionnement et d’animation, a recueilli un franc succès.

 

117eme Réunion le 16 Mars 2017

 

Monsieur Laurent Brunner, président de Château de Versailles Spectacles est intervenu sur le thème « L’Opéra Royal de Versailles, un défi économique pour le Château de Versailles ».

Ancien collaborateur de M.Aillagon, Laurent Brunner s’est vu confier la mission d’animer ces lieux chargés d’histoire par la création de spectacles destinés à attirer un nouveau public.

Plus d’un million de spectateurs ont été séduits pour toute une série de manifestations prestigieuses:  Les nuits de l’Orangerie, les Soirées de Gala, les concerts dans la Chapelle Royale avec le Requiem de Mozart ou le Stabat Mater de Vivaldi, les récitals de musique avec des grandes voix notamment de Cecilia Bartoli, et les chefs d’Orchestre célèbres, sans oublier les soirées masquées et costumées d’époque dans la Galerie de Glaces, les spectacles pyrotechniques en plein air, les grandes eaux musicales nocturnes, etc.

Cette centaine de manifestations qui ont permis de réaliser un chiffre d’affaire de l’ordre de 18 millions d’euros n’ont pas fait appel à l’argent public et ont été intégralement financées par la billetterie et l’appel à des mécènes et à des partenaires. C’est sans doute, la plus belle performance que Laurent Brunner a démontrée en commentant les rapports qu’il entretient avec l’administration du Château mais aussi avec la Ville de Versailles qui lui impose beaucoup de contraintes administratives.

 Cette performance allie une réussite indiscutable au prestige d'un cadre d’exception.

 

116eme Réunion le 13 Décembre 2016

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Monseigneur Antoine de Rochebrune, Vicaire de l’Opus Dei en France, Docteur en Théologie Dogmatique a maintenu la réunion programmée devant les membres du Club Fréderic Bastiat, malgré l’annonce relayée par les réseaux sociaux le matin même, du décès de Monseigneur Echevarria son supérieur direct auprès du Vatican. La réunion animée par Philippe Legrand, auteur du livre « Opus Dei – Confidences Intimes » a permis de décrypter les entretiens qu’ils ont eu ensemble avant de publier cet ouvrage.

Monseigneur de Rochebrune a expliqué son parcours qui l’a conduit, après avoir exercé des fonctions d’ingénieur au sein de la société civile, à s’intégrer peu à peu, dans les activités de l’Opus Dei avant de devenir prêtre.

L’orateur a indiqué que la majorité des adhérents de l’Opus Dei en France, sont des laïcs bénévoles qui n’œuvrent que pour des missions d’intérêt général, de secours ou d’assistance auprès de personnes ou communautés en difficulté.

Beaucoup de questions lui ont été posées sur le rôle et l’influence exacte de cette organisation religieuse méconnue du public et sur les informations malveillantes qui ont circulé à son égard, notamment en ce qui concerne la Banque du Vatican, dirigée pour une personnalité appartenant à l’Opus Dei.

Avec une remarquable maitrise oratoire, Monseigneur de Rochebrune visiblement habitué à ce genre de débats, a su éluder la plupart des questions en affirmant cependant que l’Opus Dei entretenait des rapports parfaits avec l’Eglise Catholique tant à l’égard du dogme que de la Hiérarchie de cette institution religieuse.  

Malgré les questions posées par Philippe Legrand, directeur de la communication de Paris Match, et par un public attentif mais étonné, la prestation de l’invité a démontré une grande maitrise de la communication mais a cependant laissé l’auditorium dans une grande perplexité.

 

115éme réunion, le 12 octobre 2016

 

Monsieur Didier PASAMONIK, Directeur de la Rédaction d’Actua BD.com, Directeur Editorial des hors-séries Bande Dessinée de l’Express, Commissaire d’exposition et Monsieur Daniel MAGHEN galeriste et expert Bande Dessinée de la Maison de Vente Christie’s, ont, tour à tour, animé un débat sur le thème : « Le Marché de l’original de Bande Dessinée, Eldorado ou miroir aux Alouettes ? ». Didier Pasamonik a projeté sur l’écran de la Maison de l’Epargne, des photos des plus célèbres Bandes Dessinées en respectant une chronologie historique des publications et des auteurs qui sont aujourd’hui les plus recherchés. Daniel Maghen a expliqué comment les passionnés de la Bande Dessinée à des fins privées, ont vu peu à peu, se développer un marché qui a attiré les investisseurs et les grands collectionneurs, au point d’intéresser les grandes maisons de ventes aux enchères comme Christie’s et qui ont atteint des records de prix qui se sont envolés sous l’effet d’une spéculation. La presse s’est fait l’écho, notamment de la vente d’une planche de Tintin par Hergé qui a enregistré une valeur inattendue. Une grande exposition au Grand Palais se déroule en ce mois d’octobre à Paris, et l’affluence est considérable. Le sujet était donc d’actualité. Daniel Maghen avait apporté quelques planches originales et de nombreuses questions lui ont été posées, notamment sur les techniques de conservation de ce support papier original. Un jeune spécialiste du numérique a également fait état du développement rapide des ventes par internet des bandes dessinées, auprès du grand public.

 

 

 

114ème réunion, le 25 mai 2016

Monsieur Régis LE SOMMIER, grand reporter de guerre, directeur adjoint de Paris Match, de retour de Syrie où il a pu filmer le site historique dévasté de Palmyre, est un des rares journalistes français à avoir interviewé Barack OBAMA, Bachar EL ASSAD, le Général PETRAEUS et la plupart des grandes personnalités de la planète (le directeur du FBI, le président de l’ONU, etc…)

Il a commenté les images de 3 petits films qu’il a présenté sur le grand écran de la Maison de l‘Epargne où l’intensité des combats en direct est impressionnante.

Avec une carte détaillée, il a situé les positions des belligérants et explique l’origine et la progression historique du phénomène DAESH tel qu’il s’est développé après le départ des Russes d’Afghanistan, puis ensuite des Américains d’Irak. Nous avons pu prendre conscience du rôle des Occidentaux dans la naissance puis la conquête par Daesh d’une partie importante de la Syrie et de son occupation d’une partie de l’Irak. Nous avons mieux compris le rôle de tous ces chefs de guerre qui ont succédé à Ben Laden et leur stratégie hostile à l’égard du monde occidental et notamment de la France.

Pendant plus de 2h, Régis Le Sommier a captivé l’auditoire qui a pu se procurer sur place son ouvrage. « Daesh l’Histoire. Comment en est-on arrivé là ? »

Pendant le buffet qui a clôturé la réunion, Régis Le Sommier, s’est volontiers livré à une série de dédicaces de son livre et a continué à dialoguer avec un public passionné.

Grâce à l’aide efficace de Monsieur Guy Descouts, membre du bureau du Club Frédéric Bastiat, qui a pu obtenir l’accord de nos quatre derniers invités d’honneur, l’affluence-record à cette dernière réunion a permis de jauger la vitalité de notre association.

113ème réunion, le 3 février 2016
Monsieur Jacques ROUGERIE, architecte et membre de l’Institut de France, a longuement expliqué que c’est de l’Océan que naitra le destin des civilisations à venir.

Il s’est présenté comme un MERRIEN, un architecte de la mer, dans la lignée de Jules Verne qui avait imaginé « vingt mille lieues sous la mer » et de Cousteau avec lequel il a travaillé sur le Nautilus.

Sur le grand écran de la Maison de l’Epargne, un film a été projeté pour revivre son discours d’intronisation à l’Académie Française, au cours duquel, il s’est présenté comme un rebelle, un mammifère marin, plus à l’aise avec ses palmes aux pieds dans l’eau, qu’avec son bel habit vert recouvert des palmes académiques.

Jacques Rougerie a rappelé que les océans occupent 71% de la surface du globe et que la mer est un désert où l’on croise beaucoup de vie, à la fois végétale, minérale et animale.

Les observations de la biodiversité et les recherches scientifiques dans le domaine subaquatique sont à l’aube de découvertes insoupçonnées avec des applications en biologie médicale, en aérodynamique et en matière de communications.

Après l’architecture visionnaire que Jacques Rougerie a déjà réalisée à travers le monde, avec des formes inspirées de l’esthétique et de la structure des animaux marins, il développe aujourd’hui son projet SEAORBITER, un bâtiment vertical installé en pleine mer, avec 4 niveaux au-dessus de l’eau et 4 niveaux sous la mer, accessibles aux plongeurs et aux scientifiques pour y développer des expériences sous-marines.

Pour réaliser la construction du Seaorbiter à Singapour, la moitié du financement a déjà été réunie et une levée de fonds d’environ 20 millions est en cours.

En voulant placer l’homme au cœur des océans, Jacques Rougerie applique sa vision de l’évolution de l’être humain dans un nouvel environnement qui lui permettra de dépasser ses limites.

112ème réunion, le 15 décembre 2015
Monsieur Jean-Luc PETITHUGUENIN, Président du Groupe PAPREC a exprimé ses idées sur le thème : « L’engagement dans l’innovation sociale et environnementale est-il compatible avec la nécessité économique ? »

Monsieur Petithuguenin a fait la démonstration que cet engagement était possible en relatant notamment son parcours depuis 20 ans. Après avoir abandonné un confortable poste de salarié dans un grand groupe pour reprendre une société de recyclage de 45 personnes qui ne réalisait que 3,5 millions d’euros de CA, son groupe compte aujourd’hui 4 000 collaborateurs, traite 6,5 millions de tonnes de recyclage avec 70 usines pour le compte de 20 000 industriels, en affichant un CA de plus de 900 millions d’euros.

Convaincu que le recyclage des matériaux était un marché à fort potentiel, il avait décidé de devenir le leader de la spécialité face aux deux géants Français.

Monsieur Petithuguenin a su entretenir un consensus social dans son entreprise où cohabitent plus de 40 nationalités différentes et où a été signé un protocole, pour abolir tout signe religieux ostentatoire sur les lieux de travail.

Son engagement l’a amené également à fournir 2 000 heures de travail au profit de jeunes en difficulté et à sponsoriser le monde sportif, notamment une équipe de football américain à la Courneuve.

Les nombreuses anecdotes que le président a eu plaisir à détailler ont passionné l’auditoire et forcé le respect de tous.

Sans langue de bois, M Petihuguenin n’a pas caché les raisons pour lesquelles il s’était désengagé de l’Afrique et n’a pas hésité à fustiger certains comportements qui auraient pu freiner son attitude non engagée politiquement.

M Petithuguenin a affirmé cependant qu’il était nécessaire d’avoir un « comportement individuel chanceux », pour que la carrière de chacun, puisse évoluer favorablement et qu’il était indispensable de se placer dans les conditions où la chance peut vous sourire.

111ème réunion le 1er octobre 2015
Monsieur Philippe LEGRAND,  Directeur de la communication de Paris Match, auteur de l’ouvrage :

« Kennedy, le roman des derniers jours », a surpris l’auditoire du Club en présentant sur le grand écran de la Maison de l’Epargne des photos inédites de Kennedy, souvent d’ordre privé et en montrant en parallèle des photos des postures d’Obama qui sont calquées sur celles de Kennedy, tant dans le bureau ovale qu’en famille.

En appui de cette présentation, Philippe Legrand a également diffusé un enregistrement de Francis Huster, très riche en renseignements sur le président aux comportements peu connus.

Philippe Legrand a commenté son livre de confidences enregistrées par Kennedy lui-même dans le bureau ovale et nous a fait découvrir une face de ce personnage exceptionnel qui n’avait jamais rêvé d’être un jour président des États-Unis et qui supportait une souffrance physique dissimulée. Philippe Legrand a enfin évoqué une des raisons majeure de son assassinat à Dallas et qui semble avoir été occultée malgré le Rapport Warren qui a été publié sans convaincre.

Philippe Legrand reste persuadé que les Américains d’aujourd’hui ne souhaitent pas que la vérité soit révélée pour ne pas jeter une ombre supplémentaire sur le destin de leur pays.

110ème réunion, le 18 juin 2015
Monsieur Renaud DUTREIL ancien Ministre et auteur du Pacte Dutreil a expliqué son nouveau parcours d’entrepreneur spécialisé dans le capital investissement qui l’a amené récemment à investir dans la source d’eau « Jolival » pour laquelle il a noué un partenariat avec le club de football Paris Saint Germain.

Sur le thème de « Allons-nous gâcher le talent français ? », il a rappelé les 3 grandes périodes de son histoire où la France rayonnait en leader dans le monde.

Ses recommandations pour la période à venir l’amènent à penser que l’immigration choisie notamment avec des ressortissants chinois redonnerait de la vigueur à l’économie française et qu’une démographie à 100 millions d’habitants en France serait bénéfique.

Il a par ailleurs insisté sur la refonte du contrat de travail qui devrait être le même que l’on soit fonctionnaire ou salarié du privé.

Sa conception que l’intervention de l’État devrait se limiter aux 3 S : c’est-à-dire concentrer l’action publique sur la Santé, la Sécurité et le Savoir, les autres fonctions devraient être du ressort des collectivités locales.

Enfin il recommande de ne pas saupoudrer les mesures à prendre au cours des 9 premiers mois de prise de pouvoir d’un nouveau gouvernement pour agir d’une manière forte sur les principales réformes sociales, éducatives et fiscales.

109ème réunion le 11 février 2015
Monsieur Ghislain GOMART, Directeur Général d’EXPOFRANCE 2025 est intervenu sur le thème : « Exposition Universelle 2025, un enjeu de renouveau »M. Gomart a détaillé les objectifs de l’organisation de cette exposition universelle qui géographiquement se situerait sur un axe la Défense – Louvre en passant par l’Etoile. Elle serait multi sites en s’adossant aux bâtiments existants, notamment les gares Parisiennes actuelles et 40 des 69 gares nouvelles prévues dans la construction du Grand Paris Express.

Tout le schéma repose sur 4 piliers :

- Le premier pilier doit soutenir la relance économique avec le concours d’une trentaine de grandes entreprises et de grands groupes déjà engagés.

- Le deuxième pilier est politique pour éviter les échecs précédents et notamment celui de 1986. Des partenariats sont donc en cours avec l’association des Maires de France, les élus et une mission parlementaire pilotée pour un tandem, M. Fromentin, maire de Neuilly sur Seine et initiateur du projet et M. Leroux, député socialiste.

- Le troisième pilier concerne les académies et les universités pour s’intéresser à la jeunesse dans 10 ans. Les fédérations et les syndicats font partie de cette mobilisation.

- Le quatrième pilier est destiné au Grand public qui s’est déclaré, dans un sondage, satisfait de cette candidature à 84% avec une large proportion plutôt favorable à l’exposition 2025, que pour les jeux olympiques pour lesquels Paris pourrait proposer aussi sa candidature pour 2024.

Pour mobiliser les Français, un tour de France est prévu avec la diffusion d’un grand film et une mission de pilotage a été confiée à différentes personnalités : Messieurs Retailleau, M. Houzé, BOUYGUES etc…Enfin un comité de candidature travaille pour le dépôt du dossier et le choix du thème retenu. Si l’exposition universelle de Shanghai a réuni 73 millions de visiteurs dont 97% de Chinois, l’exposition 2025 table sur 70 millions de visiteurs dont 40 millions sur Paris même, mais avec une dimension de visiteurs supplémentaires par le canal internet. Selon les prévisions confiées à des groupes d’étudiants notamment de l ‘ESCP Paris et de l’université Paris 1, l’investissement porterait sur un montant situé entre 2 milliards 800 millions et 3 milliards d’euros avec un prix de billet d’entrée de l’ordre de 32€. Parmi les questions posées, la concurrence entre les 2 candidatures aux JO et à l’Exposition a été évoquée et M. Gomart a nettement exclu l’hypothèse de réaliser et de combiner les deux évènements à un an d’intervalle.

108ème réunion le 10 octobre 2014

Monsieur Alain GESGON, historien, Président du CIRIP (Centre International de Recherche sur l’Imagerie Politique) et grand collectionneur d’affiches et de documents politiques très anciens, a animé un débat avec la salle après la projection du film « L’Epargne à l’affiche, au rendez-vous de l’histoire ».

Ce film réalisé par « les Éditions du Bocage » relate sur un siècle d’événements historiques, le lien entre la collecte d’épargne et les grandes causes nationales : la guerre, la libération, la reconstruction, le financement des entreprises et des grands chantiers industriels, sans oublier les déboires des épargnants ruinés par les emprunts russes, les grandes escroqueries et l’inflation. Les preuves vivantes que sont les affiches qui ont été réalisées par de grands artistes ont donné à ce film un rythme chronologique et des commentaires appropriés très souvent ignorés du grand public.

Les réalisateurs Messieurs Lionel et Joseph TUCHBAND ont pu répondre aux questions techniques relatives à la conception et au montage de ce film.

A l’issue de son exposé, M. GESGON a posé une douzaine de questions aux participants pour tester leur culture économique, créant ainsi une atmosphère inhabituelle et sympathique à cette fin de réunion.

107ème réunion le 3 juillet 2014
Monsieur Philippe CREVEL économiste, secrétaire Général du Cercle de l’Epargne et Monsieur Didier TESTOT fondateur de la WebTV « labourseetlavie.com » ont débattu sur le thème « 100 ans après, faut-il refonder l’impôt sur le revenu » Le débat, animé par les questions de M. TESTOT, a permis à M. CREVEL de brosser un tableau de l’évolution de cet impôt qui, au fil des années, est devenu très compliqué et très instable au point de le rendre impopulaire et déroutant. Plusieurs pistes de réformes ont été évoquées notamment le prélèvement à la source ou la fusion de la CSG, dont les recettes de 90 milliards sont supérieurs à celles de l’impôt sur le revenu, qui ne rapporte que 70 milliards, constatant ainsi que le poids de cet impôt est faible par rapport aux ressources fiscales globales de l’État (300 milliards) et notamment de la TVA qui recueille 141 milliards. M. CREVEL a fait part des difficiles discussions avec les syndicats qui ne permettent pas actuellement d’envisager une assiette plus large de cette ressource alimentée par une minorité des contribuables. En fin de débat : Gérard AUFFRAY est intervenu pour rappeler les dangers d’une absence de remise à plat de la fiscalité et préconise un conclave réunissant les meilleurs économistes aptes à rédiger un manifeste de réforme profonde pour redonner espoir aux chefs d’entreprises en retrouvant la confiance en notre économie.

106ème réunion le 10 avril 2014
Monsieur Pierre-Emmanuel GRANGE, Président de MICRODON, a expliqué le mécanisme financier qu’il a mis au point : « L’Arrondi, une innovation Sociale » Après avoir découvert dans un supermarché au Mexique que le consommateur était invité à compléter le montant de sa facture avec quelques centimes pour régler un chiffre rond, Monsieur Grange a eu l’idée de développer cette technique en France. Après une collaboration avec Jacques Attali dans PlaNet Finance, Monsieur Grange a entrepris une aventure basée sur l’économie solidaire où le don devient un argument de vente et correspond à une amélioration de l’image de marque de l’entreprise. Plusieurs centaines de millions d’euros ont ainsi été réunis à travers le monde pour financer des associations où la vocation de solidarité est privilégiée. Son système est encore perfectible mais son développement s’est accéléré grâce aux retombées de quelques opérations de communication inattendues comme celle à laquelle a participé Monsieur Hamon, Ministre de la consommation. Les questions posées par les membres du Club et les échanges qui ont suivi la réunion ont démontré tout l’intérêt que les participants ont porté à cette initiative économique.

105ème réunion le 11 février 2014
Monsieur Didier SPADE, Président de la société Seine Alliance concepteur du projet de construction du nouveau paquebot France est venu présenter son « défi entrepreneurial ». Monsieur Spade a projeté sur le grand écran de la Maison de l’Épargne, les photos des maquettes de ce nouveau paquebot conçu pour la croisière avec une esthétique très supérieure aux traditionnels paquebots actuellement en exploitation. La forme caractéristique des deux cheminées de l’ancien paquebot France a été conservée pour y intégrer des cabines spacieuses d’un minimum de 36 m² et l’ensemble des équipements comporte notamment une plage artificielle, des spas et une demi-douzaine de restaurants permettent d’accueillir 800 croisiéristes. Un accord avec le chef multi-étoilé Alain Ducasse a été prévu pour donner à ce bateau le prestige qu’il doit véhiculer à travers le monde. Le marché de la croisière se portant très bien actuellement, Monsieur Spade a prévu un point d’équilibre financier avec un remplissage de 85%. Les fonds sont actuellement levés pour financer les études confiées aux chantiers de Saint Nazaire. L’opération porte sur une levée de 200 millions d’euros pour la compléter ensuite avec de la dette, le coût global représentant 400 millions d’euros. Des questions financières et techniques ont été posées notamment sur les moyens de propulsion du bateau, ses destinations et sur l’emplacement des chaloupes dissimulées sous des bâches.

104éme réunion, le 17 décembre 2013
Monsieur Jean-Yves ARCHER, économiste, diplômé de l’ENA, Vice-Président de la société des Amis du Monde Arabe, a développé sa recherche approfondie sur une « Approche de la vraie dette publique de la France » Son exposé nourri de slides très documentés faisant référence à des statistiques et des études officielles notamment de l’OCDE, de l’Insee et de la Cour des Comptes, s’est traduit par un chiffrage impressionnant : fin 2013 1.900 milliards de dettes publiques et 3.130 milliards de dettes hors bilan soit un total exigible hors variation des taux de 5.030 milliards d’euros. Monsieur Archer a détaillé la répartition de la dette, précisé d’où viennent les ressources de l’État (300 milliards) le montant annuel du déficit public toujours en croissance et le rapport de la dette publique en pourcentage du PIB (93.4%)Il a constaté que la dette représente l’équivalent de 7 années de rentrées fiscales et 18 années si on inclut le hors bilan. Il a également évoqué la croissance des défenses sociales, les niches fiscales, le mille-feuille territorial et les carences du chiffrage prévisionnel. Il a évalué jusqu’où on peut tenir et donné son avis sur les possibilités de rendre la dette domesticable et notamment au recours de l’ANATOCISME. C’est la première fois qu’un exposé aussi brillant faisait également référence à de nombreuses citations de Frédéric Bastiat. L’auditoire sous le choc de ses révélations a eu l’occasion de se réconforter en partageant un grand gâteau d’anniversaire pour fêter les 20 ans du Club Frédéric Bastiat.
Le président : Gérard AUFFRAY
103éme réunion, le 9 octobre 2013
Monsieur Serge RAULIC, président de Raulic Investissement, pionnier de la Thalassothérapie en France, a présenté l’évolution du métier qu’il exerce depuis 40 ans à partir de l’activité qu’il a démarré en Bretagne en modernisant Les Thermes de Saint Malo.

En mariant l’activité hôtelière de haut niveau avec la gestion de nombreux spas dotés notamment de parcours aquatonics très étudiés, le groupe Raulic jouit d’un savoir-faire exceptionnel qui lui a permis d’implanter son concept à Bali, en Nouvelle Calédonie, au Japon et dans les pays Arabes.

Monsieur Raulic nous a retracé l’évolution de la Thalassothérapie axée à l’origine pour traiter les problèmes de santé et qui s’est orientée peu à peu vers le bien-être pour culminer à ce jour vers le traitement de la beauté.
La mise au point de formules esthétiques liés aux produits issus de la mer lui permet de toucher une clientèle mondiale avec une centaine de points de ventes en Russie.

La gestion prudente et familiale de ce groupe qui se vante de n’avoir jamais distribué de dividendes pour réinvestir dans l’outil de travail, est un exemple pour cette affaire qui avec 40 millions de chiffre d’affaires a réussi à se développer en gardant son indépendance.

COMMUNIQUÉ

LE CLUB FRÉDÉRIC BASTIAT
ANNONCE LE TRANSFERT DE SES CONFÉRENCES
À LA MAISON DE L’ÉPARGNE, 20 RUE CUJAS PARIS 5ÉME.

Après avoir reçu plus de 100 invités d’honneur de très haute compétence, le Club Frédéric Bastiat pourra fêter en 2013 son vingtième anniversaire, dans un cadre prestigieux et plus vaste pouvant accueillir 70 adhérents dans l’ancien cinéma Accatone aménagé en auditorium par la Maison de l’Épargne au cœur du quartier latin.Les conférences toujours centrées sur l’évolution de l’économie pourront désormais être suivies d’un cocktail-buffet pour permettre aux membres du club d’échanger leurs commentaires et de rencontrer des professionnels de l’épargne et des investisseurs à l’esprit particulièrement ouvert.De nouvelles adhésions sont possibles dès à présent en contactant directement le Président qui anime le club depuis 1993 : Mr Gérard AUFFRAY.

Son téléphone : 01 42 89 19 52 lamaisondelepargne.fr clubfredericbastiat.fr

En partenariat avec :
102éme réunion, le 21 mai 2013
A l’issue de l’assemblée générale du club, le film « les 7 péchés du Capital » a été projeté dans le cinéma Accatone, intégré dans la Maison de l’Épargne, 20 rue Cujas, Paris 5éme.

L’assemblée générale qui a approuvé à l’unanimité toutes les résolutions, a décidé de modifier le mode de fonctionnement du Club qui tiendra désormais ses réunions à la Maison de l’Épargne et portera sa cotisation annuelle à 164 €, sous réserve qu’un minimum de 50 adhérents aient réglé leur cotisation 2013 avant le 30 septembre. A cet effet un effort d’adhésions nouvelles a été demandé à tous les participants pour sauvegarder l’activité du Club.

Le bureau composé d’un Président, Monsieur Gérard AUFFRAY, un Vice-Président, Monsieur Didier TURCAN, un Trésorier, Monsieur Jean-Louis DERBES et un Secrétaire Général, Monsieur Jean-Marie SOUCLIER a été complété par deux nouveaux membres : Monsieur Guy DESCOUTS et Monsieur Thomas CARBONNIER.

Le nouveau bureau prendra des initiatives pour augmenter le nombre des adhérents, améliorer la convivialité des réunions et développer des commissions de travail sur des sujets économiques d’actualité, destinés à faire du club un cercle de propositions pouvant donner lieu à une médiatisation relayée notamment par le site internet : clubfredericbastiat.fr

101éme réunion, le 18 décembre 2012
-Monsieur Jean-Marc DANIEL, professeur d'économie à ESCP-Europe, chargé de cours à l'École des Mines de Paris et à L'ENSAE, directeur de ma Revue Sociétal, a commenté son dernier ouvrage :
"8 Leçons d'Histoire Économique "

Spécialiste d'histoire de la pensé économique et de l'étude des politiques économiques, Monsieur Daniel est aussi l'auteur de " l'Histoire vivante de la pensée économique " qui fait référence. Très présent sur les antennes de BFM et les débats télévisés, Monsieur Daniel a repris ses thèmes favoris : "A qui profite la croissance?" "Quel est le taux optimal de l'impôt?" tout en livrant quelques recommandations aux banques centrales et aux gouvernements qui doivent cesser de privilégier la consommation sur l'investissement.

Il a aussi recommandé la création de Fonds de Pension destinés à financer les initiatives de la jeunesse qui se trouve davantage dans les pays en développement qu'en France, pour que nous puissions dégager la rente suffisante pour équilibrer notre système de retraite malmené par une démographie défavorable au progrès économique sur le sol national.
Le débat qui a suivi s'est terminé par un cocktail, inaugurant ainsi la nouvelle formule du club.

Gérard AUFFRAY, président du Club depuis plus de 19 ans a manifesté le désir de transmettre le flambeau en faisant appel à des candidatures pour renouveler le bureau du Club y compris le poste de président.

Une assemblée générale aura lieu fin janvier pour discuter de sa proposition.

100ème réunion, le 28 mars 2012
- Monsieur Christian Saint-Etienne, Professeur d’Économie Industrielle au CNAM, membre du Conseil d’Analyse Économique a tiré les conséquences de son dernier ouvrage : « L’incohérence française.»

Il a d’abord constaté que si l’on ramène le déficit public non pas au PIB mais à la dépense de l’État, le déficit public, en 2010, atteignait déjà le tiers de la dépense de l’État, soit un niveau comparable au déficit de l’État à la fin de l’Ancien Régime.

Sur la période 1998-2011, la France a perdu 40% de ses parts de marché à l’exportation au plan mondial et 28% de ses parts de marché dans les exportations de la zone Euro.

Il a fustigé le fait que le principe fondateur de l’Union porte sur la concurrence fiscale et sociale qui donne en plus un pouvoir de véto au plus petit État membre. M. Christian Saint-Etienne a également relevé que nos entreprises sont trop petites pour supporter le poids d’une énorme sphère publique, pesant 56% du PIB, soit 10 points de plus que la sphère publique allemande. Il a précisé que nous aurions besoin de 10 000 entreprises nouvelles de 100 à 500 salariés et de 1 000 entreprises de 2 000 salariés, tout en soulignant que nos entreprises ne gagnent pas assez d’argent avec un taux de marge de 24% inférieur aux entreprises allemandes.

Notre invité prône alors une fédération de la zone Euro limitée à 12 pays, en mettant en place un budget fédéral qui serait de 2 à 3% du PIB de cette fédération, pour financer les infrastructures communes et les éléments de défense commune.

Il recommande une économie entrepreneuriale en focalisant l’effort sur 4 domaines où le changement scientifique et technique est considéré comme le plus rapide et le plus important pour l’avenir de l’humanité. Les nanotechnologies, les biotechnologies, les techniques de l’information et de la communication et enfin les techniques cognitives centrées sur le cerveau.

En conclusion, son modèle repose sur le primat de la production sur la consommation, la restauration des finances publiques avec un déficit public réduit à 1% en 2015 en ramenant la dette publique à 60% au bout de 10 ans et enfin le retour à une compétivité économique et fiscale, en faisant renoncer l’Union Européenne à la concurrence par les normes fiscales et sociales entre ses États membres.

99ème réunion, le 13 décembre 2011
- Monsieur Jean-Christophe FROMENTIN, Maire de Neuilly sur Seine, Vice-président de Paris Métropole est venu commenter son ouvrage « Mon village dans un monde global » publié chez François Bourin Éditeur.
M. Fromentin a expliqué que rien ne le prédestinait à cette vie politique et à ces nouvelles responsabilités, n’étant pas issu des grands corps d’État, n’ayant jamais milité dans un parti politique, jamais été élu et ne travaillant pas non plus dans une administration publique ou territoriale. Il faisait partie de cette majorité de Français convaincue que les monde politique est un cercle d’initiés fonctionnant en vase clos et avait plutôt tendance à critiquer les « professionnels » de la Politique.
Et pourtant, brillamment élu à la mairie de Neuilly sur Seine, M. Fromentin réussit à conjuguer son mandat politique avec sa vie d’entrepreneur au travers d’une société spécialisée dans l’accompagnement international des PME.
Son engagement s’est élargi pour la valorisation de notre patrimoine composé de notre culture, nos valeurs, nos connaissances, nos traditions et nos paysages. Ce patrimoine il veut le rénover, le moderniser, le faire rayonner et le réinventer à partir de ce que l’on a et que les autres n’ont pas. Son objectif est la « reterritorialisation » en reconfigurant notamment l’organisation des services publics pour diminuer les doublons de décisions qui alourdissent les dépenses du millefeuille des structures Territoriales actuelles beaucoup trop couteuses. M. Fromentin a également remarqué qu’entre 1855 et 1900, la France a accueilli 5 Expositions Universelles. Celle de 1900 a accueilli 51 millions de visiteurs, accéléré le développement du commerce international et permis de placer la France en tête de secteurs comme les arts décoratifs, les transports et l’architecture. La construction de monuments qui sont restés, comme le Tour Eiffel, le Petit et le Grand Palais, le métro et de nombreux ouvrages d’art atteste des bénéfices de cette Exposition.
M Fromentin a donc proposé que l’ « Axe Majeur » des Tuileries à la Défense accueille une exposition internationale consacrée aux industries créatives en croisant notre patrimoine culturel avec l’innovation des techniques de la communication. Les urbanistes, les architectes et les artistes pourraient faire de la liaison Paris-Neuilly-la Défense « la plus belle avenue du Monde » et redonner à la France le rayonnement culturel qu’elle mérite.

98ème réunion, le 5 octobre 2011
- Monsieur Xavier FONTANET Président du Conseil d’administration d’ESSILOR a impressionné les membres de Club Frédéric Bastiat en commentant son ouvrage « Si on faisait confiance aux entrepreneurs » Président d’un groupe de 34 000 salariés, dont 5000 sont actionnaires d’Essilor, et qui, avec plus de 4 milliard de chiffre d’affaires, s’est développé en Inde, en Chine, aux USA en Corée ou au Japon, Monsieur Fontanet présente donc la légitimité nécessaire pour parler de mondialisation.

Monsieur Fontanet affirme que la mondialisation est une chance pour qui veut participer et considère que l’économie de marché est un système vertueux qui n’en a pas moins connu des dérives inacceptables. Pour lui, l’entreprise rend avant tout un service et le profit n’en est que récompense. Il souligne que la France ne représente que 5% de l’économie mondiale et qu’en jouant le jeu de la mondialisation, nos entrepreneurs peuvent devenir vingt fois plus grands qu’en restant sur le territoire national. Il fait également remarquer que la mondialisation a été pour ESSILOR, dans les vingt dernières années, une fabuleuse source de croissance et que la réussite actuelle, tient du fait que sa société a investi depuis 20 ans, plus de 80% de son argent hors de l’Europe.

Adepte de la pensée de Frédéric Bastiat, Monsieur Fontanet considère qu’à partir du moment où nous vivons dans une société fondée sur la liberté, il faut accepter de vivre en concurrence, même si elle est dérangeante, car elle permet de se dépasser.

Monsieur Fontanet a affirmé enfin que le changement favorise la croissance que la croissance c’est ce qui permet à tous de grandir et qu’il ne saurait pas diriger une entreprise sans croissance.

97ème réunion, le 7 juillet 2011
- Madame Catherine GERST Operating Partner chez Citigate DEWE Rogerson Paris, ex-Directrice Générale de Moody’s à Paris, Maître de conférence à l’Université d’Evry, est intervenue sur le thème « Historique des agences de notation financière, leurs problèmes et leur évolution »

Le sujet traité correspondait à une actualité brulante, puisque le jour même, Moody’s annonçait avoir abaissé les notes de quatre banques portugaises reléguées dans la catégorie des investissements « spéculatifs » après avoir dégradé, de quatre crans, celle du Portugal.

La forte dégradation de la note du Portugal faisait rechuter les marchés et déclenchait une vague de critiques des dirigeants européens à l’égard des agences de notation financière.

Madame GERST a souligné les nombreux disfonctionnement de ces agences, en indiquant que la crise financière de 2007 avait déjà révélé leurs faiblesses, voire leur dangerosité, alors qu’elles avaient accordé des notes optimales à des produits financiers qui se sont avérés toxiques, issus des fameux surprimes. Accusées de conflits d’intérêts, car elles sont payées par les entreprises qui les notent, elles ont déjà fait l’objet d’une réforme en Europe, en 2010, qui les oblige à plus de transparence sur leurs critères de notation sans mettre fin à leur toute puissance ni à leur quasi-monopole. Elles sont à nouveau mises en cause dans la crise de la dette de la zone Euro, accusées d’enfoncer des Etats sous assistance financière.

Madame GERST a précisé que ces grandes agences ne disposeraient pas de suffisamment de moyens humains pour approfondir leurs études, essentiellement basées sur des modèles mathématiques insuffisants pour être crédibles.

Mme GERST a observé que les opposants sont de plus en plus virulents et demandent la création d’une agence européenne, publique et indépendante pour casser l’oligopole dont bénéficient les trois agences principales Moody’s, Fitch et Standard and Poor’s.

Elle a enfin indiqué que la France et l’Allemagne soutenaient cette position, mais pas la Grande-Bretagne.

96ème réunion, le 26 janvier 2011
- La venue de Monsieur Olivier PASTRE ayant suscité l’intérêt de 56 membres du club, c’est devant un auditoire très dense que notre invité à traité le thème qu’il avait choisi :

« Crise financière : Fausses peurs, Vraies craintes »

En qualité de Professeur d’économie à l’université Paris VIII, Président de la Banque Tunisienne IM, et très impliqué dans le développement de plusieurs banques en Algérie et au Maroc, Chroniqueur sur les radios BFM, RFI ou France Culture et auteur de nombreux ouvrages économiques comme : « Le capitalisme déboussolé », « La guerre mondiale des banques » ou « Le Roman vrai de la crise financière », Monsieur Pastré était particulièrement qualifié pour traiter d’un tel sujet d’actualité.

Monsieur Pastré a brossé un tableau des forces et des faiblesses de l’économie mondiale en déclarant notamment que les risques sur l’Euro étaient très faibles et que la sortie éventuelle de l’Euro pour l’un des pays utilisateurs, provoquerait des désordres considérables pour la propre économie régionale concernée.

Il a également considéré que la Chine ou l’Inde parviendraient très vite à une suprématie économique en retrouvant le leadership de la richesse mondiale qu’elles détenaient en 1830.

Il a manifesté son inquiétude quant à l’effondrement possible du dollar, compte tenu de la mentalité persistante des USA et de ses citoyens de s’endetter exagérément grâce a l’épargne accumulée par les pays moins développés, comme la Chine.

Il a stigmatisé la désindustrialisation de la France au bénéfice des pays qui savent fabriquer et vendre des produits finis bon marché aux consommateurs français. Les pays étrangers réussissent ainsi à placer leur épargne abondante dans les plus beaux actifs occidentaux.

Monsieur Pastré a recensé 9 éléments d’optimisme pour l’avenir :

Des liquidités abondantes, une inflation très faible, des banques centrales réactives, des bourses qui se redressent, une recherche et développement renforcée, des bons résultats dans les grandes entreprises, des prix des matières premières qui se calment, et des Etats qui savent utiliser de mieux en mieux les déficits publics à bon escient.

Monsieur Pastré a annoncé en fin de séance, la sortie de son prochain ouvrage au titre rageur : « On vous ment »

95ème réunion, le 21 octobre 2010
- Monsieur Christophe SEMPELS, Professeur d’Economie à la Skema Business School à Lille, a commenté son ouvrage « Oser le Markerting durable » (travaux primés par le prix Jade).

Monsieur Sempels a expliqué que l’évolution des mentalités sur l’intérêt du développement durable avait modifié le comportement de certaines entreprises pour pratiquer de nouveaux métiers et trouver de nouvelles sources de profits dans le développement de services qui n’existaient pas il y a 5 ans.

Il a cité des exemples d’activités innovantes pratiquées actuellement par Michelin, Xerox, la Caisse d’Epargne, ou par certains constructeurs automobiles qui remplacent, par exemple, la vente classique de leurs véhicules électriques par une location pure.

Il a exposé la thèse selon laquelle, avec le développement durable, on pourrait « faire plus en consommant moins »

Monsieur Sempels a démontré qu’avoir des comportements responsables n’impliquait pas forcément un surcroit de contrainte mais pouvait ouvrir toute une série de niches où l’efficacité était réelle et qui permettaient de déceler de nouveaux horizons de croissance économique.

Ses conclusions inattendues révèlent que le marketing a trouvé un terrain favorable à une nouvelle phase d’expansion.

94ème réunion, le 27 mai 2010
- Monsieur Daniel COHEN médecin, chercheur à l’institut Pierre et Marie Curie, musicien, mathématicien et président du Laboratoire Pharnext a développé son exposé sur le thème :

« Les Moteurs du Progrès Humain »

Monsieur Cohen est bien placé pour aborder ce thème en sa qualité de généticien qui dirigea la mise au point de la première carte du génome humain en 1992. Fondateur du centre d’étude du polymorphisme humain, il a déjà explosé ses idées d’avant-garde dans son ouvrage « Les gènes de l’espoir ».

Il a déclaré notamment que « le génie du chercheur tient moins à ses idées qu’au talent qu’il déploie pour les réaliser et à l’énergie qu’il met à pratiquer la mendicité permanente pour réunir les moyens nécessaires. »

Il a précisé les axes de son actuelle croisade qui porte sur la cartographie de l’ensemble du génome humain par empreintes de chromosomes artificiels de levure.

Il considère en effet, que chaque fonction de notre organisme dépend d’un réseau de molécules dont les constituants sont les protéines, les glucides, les lipides, les vitamines et les métaux. Quand l’équilibre qui les régit est perturbé, la maladie apparaît. Chaque protéine peut être impliquée dans plusieurs réseaux, ce qui explique que l’on retrouve les mêmes protéines dans des maladies aussi différentes que celle de l’Alzheimer ou le cancer de la prostate.

Sa recherche sur les affections qui ont pour origine la perturbation d’une fonction porte sur un mélange de médicaments existants, n’ayant pas d’effets indésirables entre eux et très faiblement dosés pour éviter le coté nocif de ce cocktail de médicaments.

Ses premiers succès sur l’animal qui concernent des maladies neurologiques concernent plus de 30 000 cas en France. Ses pléomédicaments devraient remplacer la monothérapie actuellement prescrite c'est-à-dire un seul médicament pour une seule maladie.

Le Docteur Cohen à impressionné l’auditoire par son passé et son avant-gardisme en matière de science appliquée à la biologie. Il a néanmoins surpris par son pessimisme sur l’avenir économique de son propre pays.

93ème réunion, le 1er avril 2010
- Monsieur Claude MEYER, chercheur et professeur à Science Po, ancien directeur général adjoint d’une Banque japonaise, docteur en économie et diplômé en philosophie et en japonais, a traité le thème de son récent ouvrage : « Chine ou Japon, quel Leader pour l’Asie ? »

Il a rappelé que la fulgurante émergence de la Chine n’a pas de précédent historique et qu’il n’a fallu qu’une trentaine d’années à ce pays d’1,3 milliards d’habitants pour devenir la 2ème économie mondiale. Il a noté que plus de 100 millions d’élèves sont dans l’enseignement secondaire et 25 millions dans le supérieur et que la Chine forme plus d’ingénieurs que les USA. Il a souligné également que le coût du travail en Chine est 20 fois inférieur à celui des pays développés.

Entre la Chine et le Japon, la part du marché du Japon à l’exportation s’est contracté durant les 10 derniers années passant de 8% à 5% alors que la Chine est passé de 5% à 9% ; la croissance japonaise est devenu négative dès 2008 alors que la croissance chinoise représentait + 13% en 2007 et + 9.6% en 2008 pour rester supérieure à 9% en 2010.

Le leadership économique en Asie ne reposerait pas sur la taille de l’économie de l’un ou l’autre, mais sur l’avance technologique du Japon ; la course poursuite engagée par Pékin serait donc loin d’être gagnée.

Trois scénarios semblent possibles pour l’avenir de la Chine et du Japon sur fond de rivalité structurelle : soumission improbable du Japon à une future hégémonie chinoise, conflit entre rivaux ennemis ou au contraire coopération entre partenaires aux atouts complémentaires, comme le fut le couple franco-allemand pour la construction européenne.

Monsieur Meyer a conclu comme probable que le leadership sera partagé entre les deux pays sur fond de rivalités et de conflits, en, précisant que ce scénario prend en compte la suprématie actuelle de l’économie japonaise et la puissance stratégique de la Chine, avec pour évolution probable, la réduction de l’écart économique qui les sépare.

92ème réunion, le 17 février 2010
- Monsieur Jean-François Bernardin, Président de l’Assemblée des chambres de commerce et d’industrie, a choisi comme thème de son intervention « Formation, chômage des jeunes : le vrai scandale français » Dans son ouvrage publié en 2007 « J’aime le France mais je suis en colère » Jean-François Bernardin avait déjà souligné que depuis 1980 la France avait chuté du 6ème rang de l’OCDE en termes de revenu par habitant et qu’en Europe elle avait rétrogradé à la 12ème place à cause d’un chômage endémique, un pouvoir d’achat qui lanterne et une allergie chronique à tout changement. Il considère qu’un sursaut est possible à condition de changer d’état d’esprit : en libérant les initiatives, réhabiliter le travail, ne plus s’agripper aux droits acquis, diminuer les prélèvements obligatoires, mettre en place une fiscalité incitative et investir dans les industries du futur. Bref une révolution culturelle. Il a déploré l’insuffisance des filières d’apprentissage en France, alors que l’Allemagne forme 2 millions d’apprentis. Il a fustigé les erreurs d’orientation et l’excès de centralisation des universités qui ne préparent pas les étudiants au monde du travail. Il a enfin jugé inéluctable l’allongement de la date de la retraite, à condition d’assurer une formation continue aux seniors qui risquent de se faire « placardiser » sans formation complémentaire au cours de leurs dernières années d’exercice. Sa lucidité et sa parfaite connaissance des problèmes économiques sur le terrain des PME et des TPE, font de Monsieur Bernardin un acteur majeur de toute évolution possible et efficace.

91ème réunion, le 3 décembre 2009
- Monsieur François SCELLIER, Député du Val d’Oise, ancien Inspecteur des Impôts, a exposé les circonstances qui ont permis la mise en place du dispositif fiscal qui porte son nom pour inciter les investisseurs privés à soutenir l’effort de construction des logements destinés à la location.
Devant un auditoire renforcé par la présence de nombreux professionnels de la construction immobilière et de la gestion de patrimoine, M. François Scellier a détaillé l’évolution de son amendement et commenté les dernières modifications qui font encore l’objet de négociations serrées.

Son approche économique a été jugée très intéressante dans la mesure où il tend à prouver devant la Commission des Finances que les avantages fiscaux qui pourraient apparaitre comme un manque à gagner pour les finances publiques sont compensés notamment par des recettes de TVA que les promoteurs versent à l’Etat lors de la construction et de la livraison des immeubles.

Malgré ces mesures indispensables, M. Scellier est conscient que les constructions en 2009 ne permettront pas d’atteindre les 300.000 logements alors que l’objectif établi par le Président de la République a été fixé à 500.000 logements par an.

L’activité des promoteurs ayant considérablement diminué en 2009, le marché de l’immobilier risque une pénurie et mécaniquement une remontée de la valeur des logements existants.

90ème réunion, le 17 septembre 2009
- Monsieur Pierre-Christophe BAGUET, Maire de la ville de Boulogne Billancourt a présenté le projet de développement de l’agglomération « Grand Paris Seine Ouest » qui réunit sous sa présidence « Val de Seine » et « Arc de Seine ». Cette fusion a permis aux communes de Ville d’Avray, Chaville, Vanves, Meudon et Issy les Moulineaux de se réunir avec Sèvres et Boulogne Billancourt regroupant ainsi 300 000 habitants et 20 000 entreprises. L’aménagement de l’Ile Séguin, dont la coordination a été confiée à Jean Nouvel, doit devenir un pôle culturel doté d’un équipement musical de 4 000 places, un pôle d’art contemporain, un pôle cinéma, un pôle d’art numérique et un jardin de 4 hectares. L’Ile de tous les Arts sera ainsi au cœur de la vallée de la culture et du grand Paris. Les premières ventes d’appartements se sont très bien traitées à 8 000€ le m² et le trapèze Ouest a déjà accueilli des entreprises de renom comme le journal L’Equipe et les laboratoires IPSEN. Avec une base de taxe professionnelle de plus d’1 milliard 600 millions d’euros et un énorme développement attendu par ce secteur, les modalités de compensation de cette taxe sont particulièrement suivies.

Monsieur Pierre Christophe BAGUET a tenu un langage d’entrepreneur engagé et passionné qui a séduit les chefs d’entreprises réunis pour l’écouter et qui ont sincèrement souhaité sa réussite.

89ème réunion, le 10 juin 2009
- Monsieur Gilles PAILLARD, Directeur Général de l’association SOS Villages d’Enfants a commencé par dresser un tableau du milieu associatif qui représente 60 Milliards de budget au niveau mondial avec 1 Million de bénévoles et 235 000 personnes qui travaillent à temps plein. Il a fait remarquer que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de profit dégagé dans ce secteur qu’il y a pour autant un déficit de gestion. Quant à SOS Villages d’Enfants, l’engagement humain de ses animateurs porte sur l’idée de réunir sous un même toit, les fratries d’enfants orphelins, abandonnés ou maltraités. 35 Programmes sont en cours de fonctionnement, ils concernent en France, 900 enfants avec 13 villages de 11 maisons notamment à Plaisir (78) et Persan Beaumont.Chaque maison regroupe 5 à 6 enfants de 1 an jusqu’à 14-15 ans sous le contrôle d’une « mère SOS »salariée et chargée d’élever les enfants grâce à un prix de journée versé par les services sociaux. Le budget France s’élève à 32 Millions d’euros alimenté à hauteur de 10 % par des dons de sociétés et 90 % par des dons ou legs de personnes privées. Chaque nouveau village représente 1,5 Million d’euros de coût d’investissement. Pour résumer les engagements des animateurs d’SOS Villages d’Enfants, Monsieur PAILLARD à utilisé cette belle formule : « Nous sommes des passeurs de générosité ».

88ème réunion, le 22 Avril 2009
- Monsieur Loïc HENNEKINNE, Ambassadeur de France à servi les plus hautes fonctions au cœur de la diplomatie Française notamment en qualité de Secrétaire Général des Affaires Etrangères (1998-2002) après avoir été Ambassadeur au Japon, au Canada et en Italie. Aujourd’hui en qualité de conseiller du Président de PlaNet Finance, Monsieur Loïc HENNEKINNE a expliqué les mécanismes de la « Microfinance ; un instrument financier pour les déshérités ».Il a indiqué qu’un milliard d’habitants sur la planète vivent avec 1$ par jour et 2 milliards d’êtres humains vivent avec 2$ par jour. La Microfinance a déjà permis d’aider efficacement 150 Millions de bénéficiaires et qu’ils seraient 600 millions sous 5 ans. Il a fait remarquer que 80% des emprunteurs sont des femmes qui ont reçu 3 milliards de dollars en 2008 pour un encours actuel de l’ordre de 35 milliards de dollars. Il a noté que si les mécénats sportifs et culturels ont diminué au cours des dernières années, le mécénat environnemental et social résiste bien actuellement. Il à également précisé que les taux d’intérêts pratiqués se situaient à mi-chemin entre les taux bancaires classiques et le taux régional de l’usure. Monsieur Loïc HENNEKINNE a parfaitement réussi à séduire une assistance convaincue de l’intérêt que PlaNet Finance représente tant sur le plan économique et sur le plan social.

87ème réunion, le 12 Février 2009

- Monsieur Guillaume HERVIEUX, attaché parlementaire du député Jean-Pierre SOISSON a commenté son ouvrage « La Bible, le Coran et l’esclavage ». Grace à ses connaissances confortées par un mastère en science des religions de l’université de Strasbourg, M.HERVIEUX a réuni beaucoup de textes bibliques et coraniques et des commentaires de Théologiens sur des faits historiques. Il ressort que pendant des siècles, chrétiens et musulmans ont asservi les noirs ou les peuples de l’autre religion, devenant ainsi le fondement de l’économie de ces pays. Les positions conservatrices et parfois contradictoires peuvent expliquer la très lente évolution des pratiques qui contredisaient les morales religieuses. Notre invité n’a pas contesté le manque de courage des instances religieuses des deux bords qui n’ont pas anticipé les évolutions souhaitables.

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