99ème réunion, le 13 décembre 2011



- Monsieur Jean-Christophe FROMENTIN,
Maire de Neuilly sur Seine, Vice-président de Paris Métropole est venu commenter son ouvrage « Mon village dans un monde global » publié chez François Bourin Éditeur.
M. Fromentin a expliqué que rien ne le prédestinait à cette vie politique et à ces nouvelles responsabilités, n’étant pas issu des grands corps d’État, n’ayant jamais milité dans un parti politique, jamais été élu et ne travaillant pas non plus dans une administration publique ou territoriale. Il faisait partie de cette majorité de Français convaincue que les monde politique est un cercle d’initiés fonctionnant en vase clos et avait plutôt tendance à critiquer les « professionnels » de la Politique.
Et pourtant, brillamment élu à la mairie de Neuilly sur Seine, M. Fromentin réussit à conjuguer son mandat politique avec sa vie d’entrepreneur au travers d’une société spécialisée dans l’accompagnement international des PME.
Son engagement s’est élargi pour la valorisation de notre patrimoine composé de notre culture, nos valeurs, nos connaissances, nos traditions et nos paysages. Ce patrimoine il veut le rénover, le moderniser, le faire rayonner et le réinventer à partir de ce que l’on a et que les autres n’ont pas. Son objectif est la « reterritorialisation » en reconfigurant notamment l’organisation des services publics pour diminuer les doublons de décisions qui alourdissent les dépenses du millefeuille des structures Territoriales actuelles beaucoup trop couteuses. M. Fromentin a également remarqué qu’entre 1855 et 1900, la France a accueilli 5 Expositions Universelles. Celle de 1900 a accueilli 51 millions de visiteurs, accéléré le développement du commerce international et permis de placer la France en tête de secteurs comme les arts décoratifs, les transports et l’architecture. La construction de monuments qui sont restés, comme le Tour Eiffel, le Petit et le Grand Palais, le métro et de nombreux ouvrages d’art atteste des bénéfices de cette Exposition.
M Fromentin a donc proposé que l’ « Axe Majeur » des Tuileries à la Défense accueille une exposition internationale consacrée aux industries créatives en croisant notre patrimoine culturel avec l’innovation des techniques de la communication. Les urbanistes, les architectes et les artistes pourraient faire de la liaison Paris-Neuilly-la Défense « la plus belle avenue du Monde » et redonner à la France le rayonnement culturel qu’elle mérite.



98ème réunion, le 5 octobre 2011



- Monsieur Xavier FONTANET Président du Conseil d’administration d’ESSILOR a impressionné les membres de Club Frédéric Bastiat en commentant son ouvrage « Si on faisait confiance aux entrepreneurs » Président d’un groupe de 34 000 salariés, dont 5000 sont actionnaires d’Essilor, et qui, avec plus de 4 milliard de chiffre d’affaires, s’est développé en Inde, en Chine, aux USA en Corée ou au Japon, Monsieur Fontanet présente donc la légitimité nécessaire pour parler de mondialisation.
Monsieur Fontanet affirme que la mondialisation est une chance pour qui veut participer et considère que l’économie de marché est un système vertueux qui n’en a pas moins connu des dérives inacceptables. Pour lui, l’entreprise rend avant tout un service et le profit n’en est que récompense. Il souligne que la France ne représente que 5% de l’économie mondiale et qu’en jouant le jeu de la mondialisation, nos entrepreneurs peuvent devenir vingt fois plus grands qu’en restant sur le territoire national. Il fait également remarquer que la mondialisation a été pour ESSILOR, dans les vingt dernières années, une fabuleuse source de croissance et que la réussite actuelle, tient du fait que sa société a investi depuis 20 ans, plus de 80% de son argent hors de l’Europe.
Adepte de la pensée de Frédéric Bastiat, Monsieur Fontanet considère qu’à partir du moment où nous vivons dans une société fondée sur la liberté, il faut accepter de vivre en concurrence, même si elle est dérangeante, car elle permet de se dépasser.
Monsieur Fontanet a affirmé enfin que le changement favorise la croissance que la croissance c’est ce qui permet à tous de grandir et qu’il ne saurait pas diriger une entreprise sans croissance.

97ème réunion, le 7 juillet  2011



- Madame Catherine GERST Operating Partner chez Citigate DEWE Rogerson Paris, ex-Directrice Générale de Moody’s à Paris, Maître de conférence à l’Université d’Evry, est intervenue sur le thème « Historique des agences de notation financière, leurs problèmes et leur évolution »
Le sujet traité correspondait à une actualité brulante, puisque le jour même, Moody’s annonçait avoir abaissé les notes de quatre banques portugaises reléguées dans la catégorie des investissements « spéculatifs » après avoir dégradé, de quatre crans, celle du Portugal.
La forte dégradation de la note du Portugal faisait rechuter les marchés et déclenchait une vague de critiques des dirigeants européens à l’égard des agences de notation financière.
Madame GERST a souligné les nombreux disfonctionnement de ces agences, en indiquant que la crise financière de 2007 avait déjà révélé leurs faiblesses, voire leur dangerosité, alors qu’elles avaient accordé des notes optimales à des produits financiers qui se sont avérés toxiques, issus des fameux surprimes. Accusées de conflits d’intérêts, car elles sont payées par les entreprises qui les notent, elles ont déjà fait l’objet d’une réforme en Europe, en 2010, qui les oblige à plus de transparence sur leurs critères de notation sans mettre fin à leur toute puissance ni à leur quasi-monopole. Elles sont à nouveau mises en cause dans la crise de la dette de la zone Euro, accusées d’enfoncer des Etats sous assistance financière.
Madame GERST a précisé que ces grandes agences ne disposeraient pas de suffisamment de moyens humains pour approfondir leurs études, essentiellement basées sur des modèles mathématiques insuffisants pour être crédibles.
Mme GERST a observé que les opposants sont de plus en plus virulents et demandent la création d’une agence européenne, publique et indépendante pour casser l’oligopole dont bénéficient les trois agences principales Moody’s, Fitch et Standard and Poor’s.
Elle a enfin indiqué que la France et l’Allemagne soutenaient cette position, mais pas la Grande-Bretagne.


96ème réunion, le 26 janvier 2011



- La venue de Monsieur Olivier PASTRE ayant suscité l’intérêt de 56 membres du club, c’est devant un auditoire très dense que notre invité à traité le thème qu’il avait choisi :
« Crise financière : Fausses peurs, Vraies craintes »
En qualité de Professeur d’économie à l’université Paris VIII, Président de la Banque Tunisienne IM, et très impliqué dans le développement de plusieurs banques en Algérie et au Maroc, Chroniqueur sur les radios BFM, RFI ou France Culture et auteur de nombreux ouvrages économiques comme : « Le capitalisme déboussolé », « La guerre mondiale des banques » ou « Le Roman vrai de la crise financière », Monsieur Pastré était particulièrement qualifié pour traiter d’un tel sujet d’actualité.
Monsieur Pastré a brossé un tableau des forces et des faiblesses de l’économie mondiale en déclarant notamment que les risques sur l’Euro étaient très faibles et que la sortie éventuelle de l’Euro pour l’un des pays utilisateurs, provoquerait des désordres considérables pour la propre économie régionale concernée.
Il a également considéré que la Chine ou l’Inde parviendraient très vite à une suprématie économique en retrouvant le leadership de la richesse mondiale qu’elles détenaient en 1830.
Il a manifesté son inquiétude quant à l’effondrement possible du dollar, compte tenu de la mentalité persistante des USA et de ses citoyens de s’endetter exagérément grâce a l’épargne accumulée par les pays moins développés, comme la Chine.
Il a stigmatisé la désindustrialisation de la France au bénéfice des pays qui savent fabriquer et vendre des produits finis bon marché aux consommateurs français. Les pays étrangers réussissent ainsi à placer leur épargne abondante dans les plus beaux actifs occidentaux.
Monsieur Pastré a recensé 9 éléments d’optimisme pour l’avenir :
Des liquidités abondantes, une inflation très faible, des banques centrales réactives, des bourses qui se redressent, une recherche et développement renforcée, des bons résultats dans les grandes entreprises, des prix des matières premières qui se calment, et des Etats qui savent utiliser de mieux en mieux les déficits publics à bon escient.
Monsieur Pastré a annoncé en fin de séance, la sortie de son prochain ouvrage au titre rageur : « On vous ment »

95ème réunion, le 21 octobre 2010

- Monsieur Christophe SEMPELS, Professeur d’Economie à la Skema Business School à Lille, a commenté son ouvrage « Oser le Markerting durable » (travaux primés par le prix Jade).
Monsieur Sempels a expliqué que l’évolution des mentalités sur l’intérêt du développement durable avait modifié le comportement de certaines entreprises pour pratiquer de nouveaux métiers et trouver de nouvelles sources de profits dans le développement de services qui n’existaient pas il y a 5 ans.
Il a cité des exemples d’activités innovantes pratiquées actuellement par Michelin, Xerox, la Caisse d’Epargne, ou par certains constructeurs automobiles qui remplacent, par exemple, la vente classique de leurs véhicules électriques par une location pure.
Il a exposé la thèse selon laquelle, avec le développement durable, on pourrait « faire plus en consommant moins »
Monsieur Sempels a démontré qu’avoir des comportements responsables n’impliquait pas forcément un surcroit de contrainte mais pouvait ouvrir toute une série de niches où l’efficacité était réelle et qui permettaient de déceler de nouveaux horizons de croissance économique.
Ses conclusions inattendues révèlent que le marketing a trouvé un terrain favorable à une nouvelle phase d’expansion.


94ème réunion, le 27 mai 2010



- Monsieur Daniel COHEN médecin, chercheur à l’institut Pierre et Marie Curie, musicien, mathématicien et président du Laboratoire Pharnext a développé son exposé sur le thème :
« Les Moteurs du Progrès Humain »
Monsieur Cohen est bien placé pour aborder ce thème en sa qualité de généticien qui dirigea la mise au point de la première carte du génome humain en 1992. Fondateur du centre d’étude du polymorphisme humain, il a déjà explosé ses idées d’avant-garde dans son ouvrage « Les gènes de l’espoir ».
Il a déclaré notamment que « le génie du chercheur tient moins à ses idées qu’au talent qu’il déploie pour les réaliser et à l’énergie qu’il met à pratiquer la mendicité permanente pour réunir les moyens nécessaires. »
Il a précisé les axes de son actuelle croisade qui porte sur la cartographie de l’ensemble du génome humain par empreintes de chromosomes artificiels de levure.
Il considère en effet, que chaque fonction de notre organisme dépend d’un réseau de molécules dont les constituants sont les protéines, les glucides, les lipides, les vitamines et les métaux. Quand l’équilibre qui les régit est perturbé, la maladie apparaît. Chaque protéine peut être impliquée dans plusieurs réseaux, ce qui explique que l’on retrouve les mêmes protéines dans des maladies aussi différentes que celle de l’Alzheimer ou le cancer de la prostate.
Sa recherche sur les affections qui ont pour origine la perturbation d’une fonction porte sur un mélange de médicaments existants, n’ayant pas d’effets indésirables entre eux et très faiblement dosés pour éviter le coté nocif de ce cocktail de médicaments.
Ses premiers succès sur l’animal qui concernent des maladies neurologiques concernent plus de 30 000 cas en France. Ses pléomédicaments devraient remplacer la monothérapie actuellement prescrite c'est-à-dire un seul médicament pour une seule maladie.
Le Docteur Cohen à impressionné l’auditoire par son passé et son avant-gardisme en matière de science appliquée à la biologie. Il a néanmoins surpris par son pessimisme sur l’avenir économique de son propre pays.

93ème réunion, le 1er avril 2010

- Monsieur Claude MEYER, chercheur et professeur à Science Po, ancien directeur général adjoint d’une Banque japonaise, docteur en économie et diplômé en philosophie et en japonais, a traité le thème de son récent ouvrage : « Chine ou Japon, quel Leader pour l’Asie ? »

Il a rappelé que la fulgurante émergence de la Chine n’a pas de précédent historique et qu’il n’a fallu qu’une trentaine d’années à ce pays d’1,3 milliards d’habitants pour devenir la 2ème économie mondiale. Il a noté que plus de 100 millions d’élèves sont dans l’enseignement secondaire et 25 millions dans le supérieur et que la Chine forme plus d’ingénieurs que les USA. Il a souligné également que le coût du travail en Chine est 20 fois inférieur à celui des pays développés.
Entre la Chine et le Japon, la part du marché du Japon à l’exportation s’est contracté durant les 10 derniers années passant de 8% à 5% alors que la Chine est passé de 5% à 9% ; la croissance japonaise est devenu négative dès 2008 alors que la croissance chinoise représentait + 13% en 2007 et + 9.6% en 2008 pour rester supérieure à 9% en 2010.
Le leadership économique en Asie ne reposerait pas sur la taille de l’économie de l’un ou l’autre, mais sur l’avance technologique du Japon ; la course poursuite engagée par Pékin serait donc loin d’être gagnée.

Trois scénarios semblent possibles pour l’avenir de la Chine et du Japon sur fond de rivalité structurelle : soumission improbable du Japon à une future hégémonie chinoise, conflit entre rivaux ennemis ou au contraire coopération entre partenaires aux atouts complémentaires, comme le fut le couple franco-allemand pour la construction européenne.

Monsieur Meyer a conclu comme probable que le leadership sera partagé entre les deux pays sur fond de rivalités et de conflits, en, précisant que ce scénario prend en compte la suprématie actuelle de l’économie japonaise et la puissance stratégique de la Chine, avec pour évolution probable, la réduction de l’écart économique qui les sépare.


92ème réunion, le 17 février 2010


- Monsieur Jean-François Bernardin, Président de l’Assemblée des chambres de commerce et d’industrie, a choisi comme thème de son intervention « Formation, chômage des jeunes : le vrai scandale français »

Dans son ouvrage publié en 2007 « J’aime le France mais je suis en colère » Jean-François Bernardin avait déjà souligné que depuis 1980 la France avait chuté du 6ème rang de l’OCDE en termes de revenu par habitant et qu’en Europe elle avait rétrogradé à la 12ème place à cause d’un chômage endémique, un pouvoir d’achat qui lanterne et une allergie chronique à tout changement.
Il considère qu’un sursaut est possible à condition de changer d’état d’esprit : en libérant les initiatives, réhabiliter le travail, ne plus s’agripper aux droits acquis, diminuer les prélèvements obligatoires, mettre en place une fiscalité incitative et investir dans les industries du futur. Bref une révolution culturelle.

Il a déploré l’insuffisance des filières d’apprentissage en France, alors que l’Allemagne forme 2 millions d’apprentis. Il a fustigé les erreurs d’orientation et l’excès de centralisation des universités qui ne préparent pas les étudiants au monde du travail.

Il a enfin jugé inéluctable l’allongement de la date de la retraite, à condition d’assurer une formation continue aux seniors qui risquent de se faire « placardiser » sans formation complémentaire au cours de leurs dernières années d’exercice.

Sa lucidité et sa parfaite connaissance des problèmes économiques sur le terrain des PME et des TPE, font de Monsieur Bernardin un acteur majeur de toute évolution possible et efficace.

91ème réunion, le 3 décembre 2009

- Monsieur François SCELLIER, Député du Val d’Oise, ancien Inspecteur des Impôts, a exposé les circonstances qui ont permis la mise en place du dispositif fiscal qui porte son nom pour inciter les investisseurs privés à soutenir l’effort de construction des logements destinés à la location.

Devant un auditoire renforcé par la présence de nombreux professionnels de la construction immobilière et de la gestion de patrimoine, M. François Scellier a détaillé l’évolution de son amendement et commenté les dernières modifications qui font encore l’objet de négociations serrées.

Son approche économique a été jugée très intéressante dans la mesure où il tend à prouver devant la Commission des Finances que les avantages fiscaux qui pourraient apparaitre comme un manque à gagner pour les finances publiques sont compensés notamment par des recettes de TVA que les promoteurs versent à l’Etat lors de la construction et de la livraison des immeubles.

Malgré ces mesures indispensables, M. Scellier est conscient que les constructions en 2009 ne permettront pas d’atteindre les 300.000 logements alors que l’objectif établi par le Président de la République a été fixé à 500.000 logements par an.

L’activité des promoteurs ayant considérablement diminué en 2009, le marché de l’immobilier risque une pénurie et mécaniquement une remontée de la valeur des logements existants.

                                                                                                                                                                                                                                                             90ème réunion, le 17 septembre 2009

 

- Monsieur Pierre-Christophe BAGUET, Maire de la ville de Boulogne Billancourt a présenté le projet de développement de l’agglomération « Grand Paris Seine Ouest » qui réunit sous sa présidence « Val de Seine » et « Arc de Seine ». Cette fusion a permis aux communes de Ville d’Avray, Chaville, Vanves, Meudon et Issy les Moulineaux de se réunir avec Sèvres et Boulogne Billancourt regroupant ainsi 300 000 habitants et 20 000 entreprises. L’aménagement de l’Ile Séguin, dont la coordination a été confiée à Jean Nouvel, doit devenir un pôle culturel doté d’un équipement musical de 4 000 places, un pôle d’art contemporain, un pôle cinéma, un pôle d’art numérique et un jardin de 4 hectares. L’Ile de tous les Arts sera ainsi au cœur de la vallée de la culture et du grand Paris. Les premières ventes d’appartements se sont très bien traitées à 8 000€ le m² et le trapèze Ouest a déjà accueilli des entreprises de renom comme le journal L’Equipe et les laboratoires IPSEN. Avec une base de taxe professionnelle de plus d’1 milliard 600 millions d’euros et un énorme développement attendu par ce secteur, les modalités de compensation de cette taxe sont particulièrement suivies.

Monsieur Pierre Christophe BAGUET  a tenu un langage d’entrepreneur engagé et passionné qui a séduit les chefs d’entreprises réunis pour l’écouter et qui ont sincèrement souhaité sa réussite.

89ème réunion, le 10 juin 2009

- Monsieur Gilles PAILLARD, Directeur Général de l’association SOS Villages d’Enfants a commencé par dresser un tableau du milieu associatif qui représente 60 Milliards de budget au niveau mondial avec 1 Million de bénévoles et 235 000 personnes qui travaillent à temps plein. Il a fait remarquer que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de profit dégagé dans ce secteur qu’il y a pour autant un déficit de gestion. Quant à SOS Villages d’Enfants, l’engagement humain de ses animateurs porte sur l’idée de réunir sous un même toit, les fratries d’enfants orphelins, abandonnés ou maltraités. 35 Programmes sont en cours de fonctionnement, ils concernent en France, 900 enfants avec 13 villages de 11 maisons notamment à Plaisir (78) et Persan Beaumont.Chaque maison regroupe 5 à 6 enfants de 1 an jusqu’à 14-15 ans sous le contrôle d’une « mère SOS »salariée et chargée d’élever les enfants grâce à un prix de journée versé par les services sociaux. Le budget France s’élève à 32 Millions d’euros alimenté à hauteur de 10 % par des dons de sociétés et 90 % par des dons ou legs de personnes privées. Chaque nouveau village représente 1,5 Million d’euros de coût d’investissement. Pour résumer les engagements des animateurs d’SOS Villages d’Enfants, Monsieur PAILLARD à utilisé cette belle formule : « Nous sommes des passeurs de générosité ».



88ème réunion, le 22 Avril 2009

 

- Monsieur Loïc HENNEKINNE, Ambassadeur de France à servi les plus hautes fonctions au cœur de la diplomatie Française notamment en qualité de Secrétaire Général des Affaires Etrangères (1998-2002) après avoir été Ambassadeur au Japon, au Canada et en Italie. Aujourd’hui en qualité de conseiller du Président de PlaNet Finance, Monsieur Loïc HENNEKINNE a expliqué les mécanismes de la « Microfinance ; un instrument financier pour les déshérités ».Il a indiqué qu’un milliard d’habitants sur la planète vivent avec 1$ par jour et 2 milliards d’êtres humains vivent avec 2$ par jour. La Microfinance a déjà permis d’aider efficacement 150 Millions de bénéficiaires et qu’ils seraient 600 millions sous 5 ans. Il a fait remarquer que 80% des emprunteurs sont des femmes qui ont reçu 3 milliards de dollars en 2008 pour un encours actuel de l’ordre de 35 milliards de dollars. Il a noté que si les mécénats sportifs et culturels ont diminué au cours des dernières années, le mécénat environnemental et social résiste bien actuellement. Il à également précisé que les taux d’intérêts pratiqués se situaient à mi-chemin entre les taux bancaires classiques et le taux régional de l’usure. Monsieur Loïc HENNEKINNE a parfaitement réussi à séduire une assistance convaincue de l’intérêt que PlaNet Finance représente tant sur le plan économique et sur le plan social.



87ème réunion, le 12 Février 2009

- Monsieur Guillaume HERVIEUX, attaché parlementaire du député Jean-Pierre SOISSON a commenté son ouvrage « La Bible, le Coran et l’esclavage ». Grace à ses connaissances confortées par un mastère en science des religions de l’université de Strasbourg, M.HERVIEUX a réuni beaucoup de textes bibliques et coraniques et des commentaires de Théologiens sur des faits historiques. Il ressort que pendant des siècles, chrétiens et musulmans ont asservi les noirs ou les peuples de l’autre religion, devenant ainsi le fondement de l’économie de ces pays. Les positions conservatrices et parfois contradictoires peuvent expliquer la très lente évolution des pratiques qui contredisaient les morales religieuses. Notre invité n’a pas contesté le manque de courage des instances religieuses des deux bords qui n’ont pas anticipé les évolutions souhaitables.

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